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LA GUYANE, TERRE DE RECHERCHE

  • CORALIE Keith
  • 20 nov. 2016
  • 3 min de lecture

Marjorie, un destin au fil de l'eau

Après avoir étudié puis travaillé dans le secteur du tourisme, Marjorie Gallay s'est spécialisée en hydrologie. Depuis trois ans, elle travaille sur une thèse ayant pour sujet la dynamique des fleuves au sein de l'IRD, à Cayenne. Le parcours de Marjorie Gallay est à l'image des grands fleuves qu'elle étudie : sinueux. Avant de se lancer dans une thèse en hydro-géo-morphologie au sein de l'Institut de recherche pour le développement (IRD), cette Guyanaise de 34 ans a étudié puis travaillé dans le secteur du tourisme. Malgré un emploi du temps des plus chargés, elle retrace pour nous ses trajectoires, de l'école Jean-Macé jusqu'aux recoins les plus improbables du Maroni.

COMPLIQUÉ AU LYCÉE

Marjorie est née à Cayenne, en 1982. Elle commence son parcours scolaire sur les bancs de l'école Jean-Macé avant de poursuivre « chez les soeurs » à Montjoly. Jusque-là, tout va bien. Mais les choses se corsent au lycée. « C'est devenu plus compliqué pour moi, explique-t-elle. J'ai été réorientée en 1re sur un bac STT (sciences et techniques de la Terre). Je n'avais pas trop d'intérêt pour les études et c'était une période difficile familialement. » Néanmoins, elle parvient à obtenir son bac et choisit de se lancer dans le tourisme. « J'ai été jusqu'au bachelor européen en passant par un BTS, se souvient-elle. Ensuite, je suis partie en Amérique centrale pendant deux ans. » Le Panama, le Guatemala, le Nicaragua, mais aussi le Costa Rica où elle travaille dans un hôtel éco-touristique. « Ça m'a permis de développer un certain nombre de passions » , assure la doctorante. Au point de se convaincre qu'il était temps de changer de voie.

AMOURACHÉE DE LA NATURE

Lorsqu'elle rentre en Guyane, elle se lance dans un Master en géo-environnement. « Mais entre-temps j'ai passé un BTS en production horticole, avec dans l'idée d'avoir un jour des terres et de faire de l'agriculture » , glisse-t-elle. Dans le même temps, elle effectue deux années de volontariat à l'aide civile au sein de l'Office national des forêts. « Je me suis amourachée de la nature » , sourit Marjorie qui, dès lors, se spécialise en hydrologie. Enfin, en hydro-géomorphologie, plus précisément. « Comme je ne rentre pas dans les clous par rapport à mon âge et d'autres choses, j'ai monté mon sujet de thèse (voir encadré) sur la Guyane avec des financements locaux (office de l'eau, collectivité territoriale, Shell), souligne Marjorie. En Guyane, je suis la seule à faire des recherches en hydrologie. » Un vaste sujet qui implique également d'étudier les effets des activités minières sur l'eau et qui lui permet, grâce à ses expériences passées, de bénéficier de soutiens venus du Brésil et du Venezuela. « ALLER AU BOUT DE SES RÊVES » Lorsqu'elle évoque son parcours, Marjorie lance : « C'est une question de destin. Quand je faisais mes études ici, j'ai été orientée vers des choses qui ne m'intéressaient pas. Il faut juste avoir beaucoup de courage, aller au bout de ses rêves et de ses ambitions. Tout est possible. » Comme reprendre ses études « après avoir bourlingué » et accumulé des connaissances. « Je suis trilingue, j'ai fait plein de choses différentes et j'ai acquis une vision plus globale » , soutient Marjorie qui, en plus des plantes et des papillons, a une autre grande passion, la plongée, qui pourrait l'entraîner sous d'autres cieux dans les prochaines années. Avant, qui sait, de revenir encore à la maison.

PLUS D'INFOS - Sa thèse

La dynamique des matières en suspension des fleuves du bouclier des Guyanes que sont le Maroni, l'Oyapock et l'Orénoque. Ce dernier étant le fleuve qui traverse le Venezuela et la Colombie. Le troisième plus grand du monde après l'Amazone et le Congo. « Mon but est de développer une méthode de télédétection pour suivre l'évolution de la couleur de l'eau et en connaître les raisons. En étudiant les matières en suspension, savoir s'il s'agit de particules organiques ou minérales... » Pourquoi avoir choisi un tel sujet ? « Je ne sais pas, s'amuse Marjorie Gallay. Je me suis toujours intéressée à l'eau. La thèse est un enrichissement personnel. On la fait pour soi. Si ça permet de s'ouvrir des portes vers des postes intéressants, c'est bien. » Marjorie Gallay soutiendra ses travaux entre les mois de mars et juin 2017.

http://www.franceguyane.fr/actualite/education-sante-environnement/marjorie-un-destin-au-fil-de-l-eau-309990.php

Cet article du France Guyane, journal local nous expose le parcours atypique d'une jeune Guyanaise intéressée par nos majestueux fleuves locaux et leurs composition. En effet Marjorie Gallay est spécialiste en hydrologie. Depuis trois ans, elle travaille sur une thèse ayant pour sujet la dynamique des fleuves au sein de l'IRD, à Cayenne. Cela après avoir fait des études dans les domaines du tourisme et de l'agriculture.

On peut la décrire comme une passionné de la nature qui va au bout de ses reves et des ses envies.

 
 
 

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